Carnet à remplir

Le carnet de sommeil : 7 jours pour comprendre les nuits de votre enfant

Quand les nuits sont difficiles, la mémoire ment : on retient la pire nuit, jamais la moyenne. Sept jours de relevé suffisent à faire apparaître ce qu'aucun souvenir ne montre — l'heure réelle du coucher, le nombre exact de réveils, la sieste qui décale tout. Voici la grille à imprimer, la façon de la remplir, et ce qu'elle révèle presque toujours.

✓ Carnet donné en entier — gratuit, sans inscription

Objectif Petite Enfance — Repère sommeil

Le carnet de sommeil, 7 jours

La grille à remplir · la clé de lecture · les durées de référence
Pourquoi sept jours, et pas trois. Un enfant a des nuits irrégulières : une mauvaise nuit ne veut rien dire, trois non plus. C'est sur une semaine complète — avec ses jours de crèche et ses week-ends — qu'un rythme apparaît. Et c'est un rythme qu'on peut modifier, pas une mauvaise nuit.

La grille à remplir

Une ligne par jour. Remplissez le matin au petit-déjeuner, pas dans la nuit : personne ne note correctement à 3 h du matin.

JourCoucher
heure
Endormi
heure
Réveils la nuit
heure + durée
Réveil du matinSiestes
de … à …
Humeur
de la journée
Événement
dents, sortie, maladie…
Lundi       
Mardi       
Mercredi       
Jeudi       
Vendredi       
Samedi       
Dimanche       
Moyenne___ h ______ h ______ réveils___ h ______ h ___ de sieste  

Les 5 règles pour que le carnet serve à quelque chose

  1. Ne changez rien pendant la semaine de relevé. On observe d'abord, on modifie ensuite. Si vous changez le rituel dès le mardi, vous ne saurez plus ce qui a agi.
  2. Notez l'heure du coucher ET l'heure de l'endormissement. L'écart entre les deux est l'information la plus utile du carnet : c'est lui qui dit si le coucher est trop tôt, trop tard, ou mal préparé.
  3. Comptez les réveils, pas leur pénibilité. « Nuit horrible » ne se compare pas. « 2 réveils, 20 min et 5 min » se compare.
  4. N'oubliez pas les siestes, y compris celle de dix minutes dans la poussette ou la voiture. C'est très souvent elle, la coupable.
  5. Remplissez la colonne « événement » : dents, rhume, changement de mode de garde, absence d'un parent, sortie. Une semaine agitée n'est pas une semaine ordinaire, et il faut le savoir en relisant.

La clé de lecture : les durées de référence

Ces repères servent à situer votre relevé — pas à décréter que votre enfant dort « mal ». Les besoins varient d'un enfant à l'autre : un petit dormeur en pleine forme n'a pas de problème de sommeil.

ÂgeSommeil total sur 24 hSiestesCe qui est normal à cet âge
0-3 mois14 à 17 hSans horaire fixe, jour et nuit confondusSe réveiller pour manger, plusieurs fois par nuit
4-11 mois12 à 15 h2 à 3 siestesLes nuits s'allongent ; réveils encore fréquents vers 8-10 mois
1-2 ans11 à 14 h1 à 2 siestes, la sieste du matin disparaîtOpposition au coucher, appels répétés
3-5 ans10 à 13 h1 sieste, qui disparaît souvent entre 3 et 4 ansPeurs du soir, cauchemars occasionnels
6 ans9 à 12 hPlus de siesteEndormissement plus long les soirs d'excitation
Le meilleur indicateur n'est pas dans le tableau, il est dans votre colonne « humeur » : un enfant qui dort assez est disponible et de bonne humeur dans la journée. Un enfant qui somnole dès le trajet du matin, qui s'effondre à la moindre contrariété ou qui s'endort à table manque de sommeil, quels que soient les chiffres.

Les 4 schémas que le carnet révèle le plus souvent

Ce que vous voyez dans la grilleCe que ça veut probablement direCe que vous pouvez essayer
Plus de 30 minutes entre le coucher et l'endormissement, tous les soirsLe coucher est trop tôt par rapport au besoin réel, ou le corps n'est pas encore prêtDécaler le coucher de 15 à 20 minutes pendant une semaine, puis relire le carnet
Une sieste qui se termine après 16 hLa sieste mange la nuitAvancer le réveil de la sieste progressivement, par tranches de 15 minutes
Un réveil toujours à la même heure, avec rendormissement rapideUn réveil « signal » : l'enfant cherche les conditions dans lesquelles il s'est endormiLe coucher éveillé, pour qu'il s'endorme dans le lit où il se réveillera
Des nuits correctes en semaine, désorganisées le week-endL'irrégularité des horaires, plus que le sommeil lui-mêmeGarder le même lever et le même coucher à une demi-heure près, sept jours sur sept

Ce que le carnet ne dit pas

Un carnet décrit, il ne diagnostique pas. Parlez-en à votre médecin ou à votre pédiatre si vous relevez :

  • des ronflements réguliers, une respiration bruyante ou des pauses respiratoires ;
  • une somnolence importante dans la journée malgré des nuits en apparence suffisantes ;
  • des réveils accompagnés de pleurs inconsolables ou de douleurs ;
  • une cassure nette : un enfant qui dormait bien et ne dort plus du tout depuis plusieurs semaines ;
  • un épuisement qui pèse sur vous. La fatigue des parents est une raison suffisante pour consulter.
✓ Emportez-le à la consultation. Sept jours de relevé valent mieux qu'un « il dort mal » en salle d'attente. Le médecin y lit en trente secondes ce que vous mettriez dix minutes à raconter — et vous, vous repartez avec des faits plutôt qu'une impression. C'est aussi vrai pour la crèche ou l'assistante maternelle : le carnet met tout le monde d'accord sur le même rythme.
Objectif Petite Enfance — objectif-petite-enfance.fr Repère sommeil · à jour en juillet 2026
Pour aller plus loin

Tous les guides Chers Parents : ce que contient chaque formule, et celle qui correspond à l’âge de votre enfant.

JE VEUX DÉCOUVRIR LES GUIDES →

Bouton cliquable · les formules sont présentées côte à côte sur la page, avec ce que contient chacune.

Astuce : en imprimant cette page (Ctrl + P), seul le document s'imprime — sans le menu ni le reste de la page.

Pour aller plus loin

Les dix guides Chers Parents, en entier

Le sommeil de A à Z, la diversification pas à pas, la propreté sans pression, l'autonomie, le langage, l'entrée en crèche et en maternelle, les colères, les morsures, l'enfant qui ne mange pas — un guide complet par sujet.

Découvrir les guides Chers Parents →

Comment vous en servir

Cette semaine, sans rien changer

Imprimez la grille et posez-la sur la table de la cuisine avec un stylo. On remplit le matin, en deux minutes, pendant le petit-déjeuner. Le soir, on oublie.

Le huitième jour, avec le tableau sous les yeux

Calculez les moyennes de la dernière ligne, puis comparez-les aux durées de référence. Cherchez ensuite lequel des quatre schémas ressemble à votre semaine.

Avant le rendez-vous chez le médecin

Emportez le carnet rempli. C'est le document qui transforme « il ne fait pas ses nuits » en information exploitable.

Pour la crèche ou l'assistante maternelle

Partagez la ligne des siestes : c'est souvent là que se joue la nuit, et personne n'a la vision complète de la journée à part vous.

🎁 Cadeau de bienvenue

Recevoir le kit Chers Parents

Les repères essentiels du développement et du quotidien de votre enfant, de 0 à 6 ans.

Je reçois le kit gratuitement →

Questions fréquentes

Combien de temps un enfant doit-il dormir ?

Environ 14 à 17 h par 24 h de 0 à 3 mois, 12 à 15 h de 4 à 11 mois, 11 à 14 h de 1 à 2 ans, 10 à 13 h de 3 à 5 ans et 9 à 12 h vers 6 ans, siestes comprises. Ces durées sont des repères larges : les besoins varient beaucoup d'un enfant à l'autre. Le meilleur indicateur reste son état dans la journée.

À quoi sert un carnet de sommeil ?

À remplacer une impression par des faits. Sur sept jours, il fait apparaître l'heure réelle d'endormissement, le nombre exact de réveils, l'effet des siestes et l'irrégularité des week-ends — autant de choses que la mémoire déforme quand on est fatigué. C'est aussi le document le plus utile à montrer au médecin.

Faut-il changer quelque chose pendant la semaine de relevé ?

Non. On observe d'abord une semaine entière sans rien modifier, sinon on ne saura pas ce qui a agi. Les ajustements viennent après, un seul à la fois, et on relit le carnet une semaine plus tard pour mesurer l'effet.

Quand faut-il consulter pour le sommeil de son enfant ?

En cas de ronflements réguliers, de respiration bruyante ou de pauses respiratoires, de somnolence marquée dans la journée, de réveils avec pleurs inconsolables ou douleurs, ou d'une cassure nette du sommeil depuis plusieurs semaines. Et aussi lorsque l'épuisement des parents devient difficile à porter : c'est une raison suffisante.

← Toutes les ressources gratuites