Livret 2 VAE auxiliaire de puériculture : une situation rédigée en entier
Le jury de VAE n'évalue ni votre mémoire ni vos connaissances théoriques : il évalue la façon dont vous transformez votre expérience en compétences. Voici la méthode qui structure chaque situation, puis une situation complète rédigée au niveau attendu — celle de l'accueil d'un bébé et de sa mère lors d'une période de familiarisation.
✓ La situation donnée en entier — gratuite, sans inscription
Une situation rédigée au niveau du jury
La méthode des 5 temps
Chaque situation se raconte dans le même ordre. Suivez-le, et vous répondez naturellement à toutes les questions de la trame officielle.
- Le contexte. Où, quand, quel enfant, quel âge, quelle situation. Juste assez pour que le jury « voie » la scène.
- Ce que VOUS avez fait. Votre action concrète, au « je ». C'est le cœur du récit.
- Le comment et le pourquoi. Vos choix, et ce qui les justifie. C'est ce qui distingue une compétence d'un simple geste.
- L'adaptation. La preuve que vous avez observé et ajusté votre action à CETTE personne précise.
- Le résultat et le réajustement. Les effets, ce que vous avez observé, ce que vous avez transmis.
Avant / après : la même idée, deux niveaux
Du « on », de la théorie, aucun enfant, aucune adaptation, aucun résultat. Le jury ne voit aucune compétence.
Le « je », la personne, le choix, l'adaptation, le résultat : tout y est.
Rubrique A — Exemples de soins et d'activités réalisés
La relation avec l'enfant et sa famille est au cœur de mon métier. Chaque jour, j'assure l'accueil du matin : je reçois les transmissions des parents (nuit, dernier repas, humeur, traitement éventuel), je prends le relais de la séparation et j'accompagne l'enfant vers le groupe. Le soir, je restitue aux parents le déroulé de la journée (repas, sommeil, selles, activités, comportement) de façon claire et bienveillante. Je conduis les périodes de familiarisation des nouveaux enfants avec leurs parents, en plusieurs étapes progressives. Je communique en permanence avec l'enfant, y compris le tout-petit qui ne parle pas encore, en verbalisant les soins et en observant ses signaux (pleurs, regard, gestes). J'informe les familles sur le rythme, l'alimentation ou l'acquisition de la propreté, en m'appuyant sur le projet d'établissement et en relayant vers l'éducatrice de jeunes enfants ou la puéricultrice quand la question dépasse mon champ. J'adapte toujours mon langage à mon interlocuteur.
Je décris ci-dessous une période de familiarisation particulièrement délicate, où la qualité de la communication avec la mère a conditionné la réussite de l'accueil de l'enfant.
Rubrique B — Une situation vécue
Contexte
J'accueille Maël, 4 mois, premier enfant d'une maman, Madame D., qui reprend le travail. Dès le premier rendez-vous de familiarisation, je perçois chez elle une forte anxiété de séparation : elle pose beaucoup de questions, hésite à confier son bébé, revient sur ses pas, et me confie qu'elle « culpabilise » de le laisser et a peur qu'il « croie qu'elle l'abandonne ». Maël, lui, capte la tension de sa mère et pleure davantage lors des premières séparations. Ma difficulté est double : sécuriser l'enfant et rassurer la mère, car l'un ne va pas sans l'autre à cet âge.
Ce que j'ai fait
J'ai d'abord accueilli les émotions de Madame D. sans les minimiser : je l'ai écoutée, je lui ai dit que son inquiétude était normale et fréquente lors d'un premier accueil. J'ai proposé une familiarisation progressive et personnalisée : les premiers jours, elle est restée avec nous dans la section pour observer comment je m'occupais de Maël ; puis nous avons introduit de courtes séparations (quinze minutes), que j'ai allongées jour après jour selon le rythme de l'enfant et le sien. Je lui ai demandé de me transmettre les habitudes de Maël (rythme des biberons, position d'endormissement, doudou, mots rassurants) pour assurer une continuité entre la maison et la crèche, et je lui ai montré que je respectais ces repères. À chaque départ, je l'ai encouragée à dire au revoir clairement à son bébé plutôt que de partir en cachette, en lui expliquant pourquoi c'est plus sécurisant pour l'enfant. Pendant les séparations, je proposais de la rappeler ou de lui envoyer un mot via l'application de la crèche. Le soir, je prenais le temps d'un vrai temps de transmission : je lui racontais des détails concrets et positifs de la journée de Maël (« il a bien pris son biberon de 10 h, il a souri pendant la comptine »). Auprès de Maël, je suis restée son référent principal les premiers jours, je l'ai porté, bercé, et je lui ai parlé doucement en nommant ce qui se passait.
Pourquoi j'ai fait ces choix
Une familiarisation réussie repose sur une relation de confiance avec le parent : un bébé perçoit l'angoisse de sa mère, donc rassurer Madame D. revenait aussi à apaiser Maël. La progressivité, le respect des habitudes et des transmissions concrètes ont construit cette confiance. Le fait de me positionner comme référent a offert à Maël un point d'ancrage stable.
Réponse à la question officielle
Comment avez-vous mené la communication avec la personne pour une relation de qualité ?
Par une écoute active et sans jugement de l'anxiété de la mère, une information claire sur le déroulé et le sens de la familiarisation, et une communication régulière et concrète : nouvelles pendant la séparation, transmissions détaillées et positives le soir. J'ai adapté mon langage et mon rythme à Madame D., mère d'un premier enfant et inquiète ; je l'ai associée en recueillant les habitudes de son enfant ; je l'ai guidée sur les rituels de séparation. Avec Maël, la communication est passée par le portage, la parole douce et la verbalisation des soins. J'ai ainsi établi une relation de confiance réciproque, gage d'un accueil de qualité.
Tout ce qui existe pour construire votre dossier de VAE d’auxiliaire de puériculture : les formules, ce que contient chacune, et laquelle correspond à votre situation.
JE VEUX RÉUSSIR MA VAE →Bouton cliquable · les formules sont présentées côte à côte sur la page, avec ce que contient chacune.
Astuce : en imprimant cette page (Ctrl + P), seul le document s'imprime — sans le menu ni le reste de la page.
Le livret 2 modèle, rédigé du début à la fin
Toutes les situations du livret 2 décrites à la première personne, avec les réponses aux questions officielles ; le livret 1 modèle pour monter la recevabilité sans erreur ; et le guide de l'oral, sa banque de questions par bloc et son oral blanc.
Découvrir le Pack VAE auxiliaire de puériculture →Comment vous en servir
Pour écrire VOTRE première situation
Reprenez les cinq intertitres — contexte, ce que j'ai fait, pourquoi, adaptation, résultat — et remplissez-les avec une situation que vous avez réellement vécue. La structure fait la moitié du travail.
Pour relire un livret déjà écrit
Passez votre texte au test du « on » : chaque fois que vous lisez « on fait », « il faut », « c'est important de », réécrivez la phrase au « je » avec un geste précis.
Pour préparer l'entretien avec le jury
Le jury vous interroge sur ce que vous avez écrit. Une situation vécue se raconte ; une situation copiée s'effondre à la troisième question. Tout savoir sur la VAE DEAP →
Pour vérifier que rien ne manque
Après avoir rédigé, relisez les questions officielles de l'activité et cochez mentalement chacune : le jury fait exactement cela.
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Les étapes de la VAE, le livret 1 et la trame du livret 2, expliquées pas à pas.
Je reçois le kit gratuitement →Questions fréquentes
Comment rédiger une situation du livret 2 de la VAE auxiliaire de puériculture ?
En cinq temps : le contexte (où, quand, quelle personne, quelle situation), votre action concrète à la première personne, l'explication de vos choix, la preuve de votre adaptation à cette personne précise, puis le résultat et ce que vous avez transmis. Le jury évalue la compétence derrière le geste, pas la théorie.
Peut-on recopier un modèle de livret 2 trouvé sur internet ?
Non. La trame officielle met en garde contre les livrets copiés, et un jury repère immédiatement un texte qui ne correspond pas à l'expérience du candidat — l'entretien le révèle en quelques questions. Un modèle sert à comprendre le niveau attendu et la structure, jamais à être recopié.
Pourquoi faut-il écrire au « je » et pas au « on » ?
Parce que la VAE valide VOS compétences, pas les pratiques de votre structure. Une phrase au « on » décrit un fonctionnement collectif ; une phrase au « je » décrit une compétence individuelle, la seule chose que le jury puisse valider.
Combien de situations faut-il décrire dans le livret 2 ?
Le nombre dépend de la trame en vigueur et des activités qu'elle vous demande de couvrir. Reportez-vous au livret officiel que vous avez reçu : c'est lui qui fixe le nombre d'activités et les questions auxquelles chaque situation doit répondre.
Objectif Petite Enfance