Se préparer avant la rentrée en IFAP : quoi réviser pendant l'été
Réponse directe : rien ne vous est demandé avant la rentrée en IFAP — la formation est ouverte sans condition de diplôme et vous ne serez pas évaluée sur ce que vous savez en arrivant. Mais quelques semaines de préparation légère font une vraie différence, parce que le rythme est dense dès les premières semaines. Les priorités, dans l'ordre : le développement de l'enfant de 0 à 3 ans, le vocabulaire professionnel, les bases d'anatomie et de physiologie, puis l'hygiène et les paramètres vitaux. Une à deux heures par jour suffisent. Voici le plan, et surtout ce sur quoi il ne faut pas passer votre été.
Faut-il vraiment réviser avant d'entrer en IFAP ?
Posons les choses clairement : rien ne vous est demandé avant la rentrée. Aucun institut n'exige de prérequis théoriques, et pour cause — la formation est ouverte sans condition de diplôme (arrêté du 10 juin 2021). Vous ne serez pas évaluée sur ce que vous savez en arrivant.
Alors pourquoi préparer son été ? Pour une raison très simple, que toutes les élèves découvrent en octobre : le rythme est dense dès les premières semaines. La formation représente 1 540 heures — 770 heures de théorie et 770 heures de stage — sur environ 44 semaines. Le module 1 démarre fort, le premier stage arrive vite, et les évaluations s'enchaînent. Celles qui ont pris trois ou quatre semaines d'avance en août ne sont pas « meilleures » : elles sont simplement moins essoufflées.
Mon conseil de terrain : ne transformez pas votre été en année scolaire anticipée. Une à deux heures par jour, quatre jours par semaine, suffisent largement — et surtout, misez autant sur le terrain et l'organisation que sur les cours.
Quoi réviser pendant l'été avant la formation d'auxiliaire de puériculture
Voici, par ordre d'utilité réelle, ce qui rapporte le plus.
1. Le développement de l'enfant de 0 à 3 ans
C'est le socle absolu, et c'est ce qui revient partout : en cours, en stage, à l'oral, dans les études de situation. Ce qu'il faut savoir situer sans hésiter :
- Les grandes étapes du développement psychomoteur — tenue de tête, position assise, retournement, quatre pattes, marche, préhension ;
- Le développement du langage, des premiers babillages aux phrases de deux mots ;
- Les repères de sommeil et d'alimentation selon l'âge, et le principe de la diversification ;
- Les grandes lignes de l'attachement et de l'angoisse de séparation, qui expliquent la moitié de ce que vous verrez en crèche.
Ne cherchez pas à retenir des dates au jour près : ce sont des fourchettes, avec une grande variabilité individuelle. Savoir qu'un enfant marche « en général entre 10 et 18 mois » vaut mieux que de réciter « 12 mois » et de s'inquiéter à tort devant un enfant de 15 mois. Notre article « Le développement de l'enfant de 0 à 6 ans » reprend ces repères.
2. Le vocabulaire professionnel et les sigles
C'est le gain le plus rapide de tout votre été. En stage, on vous parlera de transmissions, de PMI, de PAI, de MIN, d'ASH, d'EJE, de référence, d'adaptation, de précautions standard. Une élève qui comprend les mots suit la conversation dès le premier jour ; celle qui ne les comprend pas passe une semaine à hocher la tête.
Faites-vous une simple liste, alimentée au fil de vos lectures. Une page suffit.
3. Les bases d'anatomie et de physiologie
C'est ce qui déstabilise le plus les personnes éloignées des études depuis longtemps, et c'est pour cela qu'il vaut mieux l'apprivoiser tranquillement en août plutôt qu'en urgence en novembre. Restez sur les grandes fonctions : appareil respiratoire, appareil digestif, appareil urinaire, circulation, peau. L'objectif n'est pas d'être au niveau du module 3, mais de ne pas découvrir le vocabulaire en même temps que le cours.
4. Les paramètres vitaux et l'hygiène des mains
Deux gestes que vous verrez dès vos premiers jours de stage. Savoir ce qu'on mesure (température, fréquence cardiaque, fréquence respiratoire) et connaître le principe de l'hygiène des mains et des précautions standard vous rendra utile immédiatement — et une stagiaire utile est une stagiaire qu'on prend le temps de former.
5. Ce sur quoi il ne faut pas passer l'été
- Les protocoles de soins détaillés : ils s'apprennent en cours et se pratiquent en stage, souvent avec des variantes propres à chaque structure. Les apprendre seule à l'avance, c'est risquer de devoir désapprendre.
- Les fiches de tous les modules : vouloir traiter les 10 modules avant la rentrée est le meilleur moyen de commencer l'année déjà fatiguée, et de tout oublier.
- Les annales de l'ancien concours : le concours a été supprimé en 2020 et ces épreuves n'existent plus, comme nous l'expliquons dans « Devenir auxiliaire de puériculture sans concours ».
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C'est la partie que personne n'anticipe et qui pourtant fait dérailler des premiers mois entiers. À traiter en août, pas en septembre :
- La garde d'enfants et l'organisation familiale. Les stages imposent des horaires de service, parfois dès 6 h 30 ou jusqu'en début de soirée, week-ends compris selon les terrains. Posez le sujet maintenant avec les personnes concernées.
- Les trajets. Vous ne choisissez pas toujours vos lieux de stage. Regardez dès maintenant ce qui est atteignable, en transports comme en voiture, et à quelle heure.
- Le budget sur douze mois. Si votre financement n'est pas bouclé, c'est l'urgence de l'été — voyez « Formation d'auxiliaire de puériculture gratuite ou rémunérée : toutes les aides ».
- Le dossier administratif et médical. Les instituts demandent des pièces à l'inscription définitive, dont des éléments d'ordre médical et des vaccinations à jour. Prendre rendez-vous chez le médecin en août évite un rappel de vaccin en pleine première semaine de cours.
- Le matériel. Tenue et chaussures de stage, montre avec trotteuse, petit carnet de poche. Rien de coûteux, mais rien qui s'improvise la veille.
Un plan d'été réaliste, semaine par semaine
Voici un rythme qui fonctionne, sur environ six semaines, à raison d'une à deux heures par jour :
- Semaines 1-2 — le développement de l'enfant. Les grandes étapes 0-3 ans, sommeil, alimentation, attachement. Faites-vous une fiche par thème, à la main : c'est en écrivant qu'on retient.
- Semaine 3 — le vocabulaire et les métiers. Votre liste de sigles, et qui fait quoi dans une équipe : auxiliaire de puériculture, éducatrice de jeunes enfants, infirmière puéricultrice, agent, directrice. Comprendre les rôles évite bien des maladresses en stage.
- Semaine 4 — l'anatomie et la physiologie de base. Les grandes fonctions, sans entrer dans le détail.
- Semaine 5 — l'hygiène et les paramètres vitaux. Hygiène des mains, précautions standard, ce qu'on mesure et pourquoi.
- Semaine 6 — l'intendance et le terrain. Dossier médical, matériel, organisation familiale, et votre demi-journée d'observation.
Et gardez au moins deux semaines pleines de vraies vacances avant la rentrée. Ce n'est pas une concession : la formation est un marathon, et arriver reposée en septembre a plus de valeur qu'un chapitre d'avance.
Prendre de l'avance sur le module 1 : par où commencer
Si vous voulez cibler un seul module, c'est celui-là. Le module 1 — Accompagnement de l'enfant dans les activités de sa vie quotidienne et de sa vie sociale est le plus volumineux du début de formation (147 heures en parcours complet) et il structure tout le reste : c'est lui qui pose les besoins fondamentaux de l'enfant, les soins du quotidien, le rôle de l'auxiliaire de puériculture auprès des familles.
Concrètement, l'avance utile sur ce module tient en trois points : savoir nommer les besoins fondamentaux, comprendre le déroulement d'une journée type en crèche (accueil, change, repas, sieste, activités, départ), et repérer ce qui relève de l'observation et de la transmission. Notre article « Module 1 auxiliaire de puériculture : cours, évaluation et conseils » détaille le programme et la méthode d'évaluation, et « Les modules de la formation d'auxiliaire de puériculture » donne la vue d'ensemble des 10 modules.
Une fois la rentrée passée, la logique change : on ne prend plus d'avance, on suit au fil de l'eau. C'est l'objet de « Comment réviser efficacement en formation d'auxiliaire de puériculture ».
Ce qu'il faut retenir
Aucune révision n'est exigée avant d'entrer en IFAP, mais quelques semaines de préparation légère changent la façon dont on vit les deux premiers mois. Priorisez, dans cet ordre : le développement de l'enfant de 0 à 3 ans, le vocabulaire professionnel, les bases d'anatomie et de physiologie, puis l'hygiène et les paramètres vitaux. Laissez de côté les protocoles détaillés, les fiches de tous les modules et les annales de l'ancien concours.
Et n'oubliez pas l'intendance — garde d'enfants, trajets, budget, dossier médical, matériel — qui pèse au moins autant que les cours. Le meilleur investissement de votre été reste une demi-journée passée sur le terrain, auprès de celles qui exercent déjà.
Questions fréquentes
Faut-il réviser avant d'entrer en formation d'auxiliaire de puériculture ?
Rien n'est exigé : la formation est ouverte sans condition de diplôme et vous n'êtes pas évaluée à l'entrée. Mais quelques semaines de préparation légère aident à absorber un rythme dense dès les premières semaines.
Quoi réviser en priorité pendant l'été ?
Le développement de l'enfant de 0 à 3 ans en premier, puis le vocabulaire professionnel et les sigles, les bases d'anatomie et de physiologie, et enfin l'hygiène des mains et les paramètres vitaux.
Qu'est-ce qu'il ne faut pas réviser avant la rentrée ?
Les protocoles de soins détaillés, qui s'apprennent en cours et varient selon les structures ; les fiches des 10 modules, qui épuisent inutilement ; et les annales de l'ancien concours, supprimé en 2020.
Combien de temps faut-il y consacrer ?
Une à deux heures par jour, quatre jours par semaine, sur environ six semaines. Il est important de garder au moins deux semaines de vraies vacances avant la rentrée.
Que faut-il préparer en dehors des cours ?
L'intendance : garde d'enfants et organisation familiale, trajets vers les lieux de stage, budget sur douze mois, dossier administratif et médical avec vaccinations à jour, et le matériel de stage.
Sources : arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d'État d'auxiliaire de puériculture (Légifrance) — absence de condition de diplôme à l'entrée, 1 540 heures de formation dont 770 heures de théorie et 770 heures de formation clinique réparties sur environ 44 semaines, volume horaire du module 1 (147 heures en parcours complet) ; arrêté du 7 avril 2020 modifié (Légifrance) — suppression du concours d'entrée. Informations vérifiées en juillet 2026. Les pièces demandées à l'inscription définitive, les calendriers de stage et les horaires de service varient selon les instituts et les terrains : vérifiez auprès de votre IFAP.
Pour aller plus loin
Si vous voulez une base concrète pour commencer sans vous éparpiller, le module 1 est le bon point d'entrée : c'est le plus volumineux du début de formation et il structure tout le reste. Notre fiche Module 1, offerte, reprend les besoins fondamentaux de l'enfant et les soins du quotidien en un format court, pensé pour être lu tranquillement en août. Elle vous montrera aussi comment nos fiches des 10 modules sont construites, si vous cherchez un support pour toute l'année.
Objectif Petite Enfance
