Projet d'accueil EP3 : un exemple entièrement rédigé
Le format réel de l'épreuve, un dossier tel qu'on vous le remet le jour J, et le projet d'accueil rédigé à partir de ce dossier — rubrique par rubrique, à la première personne, comme vous le ferez pendant vos 1 h 30 de préparation.
✓ Document donné en entier — gratuit, sans inscription
Du dossier imposé au projet rédigé
Comment se passe vraiment l'EP3
L'EP3 est une épreuve orale. Dans la forme ponctuelle (candidat libre), elle se déroule en deux temps. Vous disposez d'environ 1 h 30 de préparation écrite : à partir d'un dossier qui vous est remis, vous rédigez votre projet d'accueil sur un document qui ne dépasse pas cinq pages. Vient ensuite l'oral, d'une durée d'environ 25 minutes : un court exposé (de l'ordre de 5 minutes) où vous présentez votre projet, suivi d'un entretien d'une vingtaine de minutes pendant lequel le jury vous interroge pour approfondir vos choix.
L'épreuve est notée sur 20 et, depuis 2026, elle est affectée du coefficient 4 : elle pèse autant que l'EP2 dans votre moyenne.
Qui choisit le sujet ? Le dossier imposé
Beaucoup de candidates se demandent si elles choisissent elles-mêmes le sujet de leur projet d'accueil. Dans la très grande majorité des cas, la réponse est non : c'est le jury qui impose la situation. Le jour de l'épreuve, on vous remet un dossier de documents — souvent une dizaine de pages — décrivant une situation d'accueil individuel : le contexte, le logement et le mode d'accueil ; le nombre d'enfants accueillis et leurs âges précis ; et parfois leurs particularités, habitudes, rythmes, éléments de santé ou allergies.
Vous ne partez donc pas d'une page blanche pour « vous raconter » : vous partez de ce dossier. Tout l'enjeu est de savoir le lire et d'y répondre point par point, enfant par enfant. C'est exactement ce que le jury évalue.
Le dossier que vous recevez
Document 1 — Le cadre d'exercice
Vous êtes assistante maternelle agréée par le conseil départemental. Votre agrément vous autorise à accueillir trois enfants simultanément à votre domicile : une maison de plain-pied avec un jardin clos, située à proximité d'un parc et d'un relais petite enfance. Vous avez suivi la formation obligatoire des assistants maternels et vous êtes titulaire du certificat PSC1.
Document 2 — Les enfants confiés
- Léa, 8 mois : allergique aux protéines de lait de vache, avec un PAI (projet d'accueil individualisé) en place ; diversification alimentaire en cours ; deux siestes par jour.
- Noah, 18 mois : marche acquise depuis peu, grand explorateur ; une sieste l'après-midi.
- Jade, 2 ans et demi : apprentissage de la propreté en cours ; séparation difficile avec sa maman le matin.
Document 3 — Les consignes des parents
- Pour Léa : lait de substitution prescrit par le médecin et fourni par les parents ; vigilance systématique sur les étiquettes ; aucun aliment contenant des protéines de lait de vache.
- Pour Jade : les parents souhaitent un apprentissage de la propreté en douceur, sans forcer, en continuité avec ce qui est fait à la maison.
- Pour les trois familles : des transmissions quotidiennes sont demandées, le matin et le soir.
Le projet d'accueil construit à partir de ce dossier
1. Ma présentation et mon cadre d'accueil
Je suis assistante maternelle agréée par le conseil départemental. Mon agrément m'autorise à accueillir trois enfants simultanément à mon domicile, une maison de plain-pied avec un jardin clos, proche d'un parc et du relais petite enfance. J'ai suivi la formation obligatoire des assistants maternels et je suis titulaire du PSC1.
J'accueille actuellement trois enfants : Léa, 8 mois, Noah, 18 mois, et Jade, deux ans et demi. Je travaille en lien avec les parents, mes employeurs, ainsi qu'avec la PMI et le relais petite enfance de mon secteur.
2. L'accueil des enfants et de leurs familles
Chaque accueil a commencé par une rencontre avec les parents et une période d'adaptation progressive. Pour Jade, dont la séparation reste difficile le matin, j'ai mis en place un rituel stable : sa maman l'accompagne jusqu'au coin lecture, elles se disent au revoir avec un geste convenu, puis je reste auprès de Jade avec son doudou, je mets des mots sur ce qu'elle ressent (« Maman revient ce soir, après le goûter ») et je lui propose une activité qu'elle aime. Je ne prolonge pas la séparation : un au revoir clair et rassurant vaut mieux qu'un départ en cachette.
Les transmissions demandées par les trois familles sont assurées chaque jour : le matin, je recueille les informations utiles (sommeil de la nuit, appétit, humeur, ce que Léa a mangé à la maison) ; le soir, je raconte la journée de chaque enfant — repas, siestes, activités, progrès — en m'appuyant sur un petit cahier de transmissions individuel.
3. L'aménagement de mon domicile
Ma maison de plain-pied facilite la circulation et la surveillance : pas d'escalier, tous les espaces de vie au même niveau. J'ai organisé des espaces lisibles, pensés pour les trois âges que j'accueille.
- Un espace de jeu : un tapis au sol où Léa explore en motricité libre, et une zone dégagée où Noah, qui marche depuis peu, peut se déplacer sans obstacle.
- Un espace de repos : un couchage individuel pour chacun — lit à barreaux pour Léa, lits adaptés pour Noah et Jade — dans une pièce calme et un peu à l'écart.
- Un espace repas : une chaise haute avec harnais pour Léa, une petite table adaptée pour Noah et Jade.
- Un espace soins : un plan de change sécurisé, et des sanitaires faciles d'accès équipés d'un réducteur et d'un marchepied pour accompagner la propreté de Jade.
- Le jardin clos : nous y sortons chaque jour quand le temps le permet, sous ma surveillance constante.
Partout, les dispositifs de sécurité indispensables sont en place : cache-prises, bloque-portes et bloque-tiroirs, coins de meubles protégés, produits ménagers et médicaments rangés en hauteur.
4. Une journée type avec Léa, Noah et Jade
Le matin, j'accueille chaque enfant et son parent, je recueille les transmissions et je soigne particulièrement le rituel de séparation de Jade. Vient ensuite un temps de jeu libre ; Léa, levée tôt, fait sa première sieste dans la matinée pendant que je propose à Noah et Jade une activité ou une sortie au jardin.
Le repas du midi est préparé en tenant compte du PAI de Léa et des âges de chacun. Après le change — et un passage aux toilettes proposé à Jade — vient la sieste de l'après-midi : les trois enfants dorment, chacun dans son lit, et je reste attentive aux réveils. L'après-midi se poursuit avec le goûter puis des jeux adaptés à chacun, avant les retrouvailles du soir et les transmissions aux familles.
Ce déroulement reste souple : je l'adapte au rythme réel de chaque enfant, en particulier aux deux siestes de Léa, plutôt que d'imposer un horaire unique à trois enfants d'âges différents.
5. Les repas et l'allergie de Léa
L'alimentation de Léa est encadrée par son PAI, que je connais et que je garde à portée de main. J'utilise exclusivement le lait de substitution prescrit par son médecin et fourni par ses parents. Je lis systématiquement les étiquettes de tout produit que je lui propose, je prépare ses repas avec des ustensiles propres sur un plan de travail nettoyé, et je veille à éviter toute contamination croisée avec les repas des deux grands. Sa diversification se poursuit selon les consignes de ses parents : de nouvelles saveurs, introduites une par une, en textures lisses puis moulinées.
Pour Noah et Jade, je prépare des repas équilibrés, variés et adaptés à leur âge : morceaux fondants pour Noah, assiette « comme les grands » pour Jade, que j'encourage à manger seule. Le repas reste un moment calme et convivial : je verbalise, j'encourage, et je ne force jamais un enfant qui n'a plus faim.
6. Le sommeil, les soins et la propreté de Jade
Je respecte le rythme de sommeil de chacun : deux siestes pour Léa, couchée sur le dos, en gigoteuse, dans son lit à barreaux, sans tour de lit ni coussin, conformément aux recommandations de prévention de la mort inattendue du nourrisson ; une sieste l'après-midi pour Noah et pour Jade. Les changes sont réalisés régulièrement et dès que nécessaire, en verbalisant mes gestes pour rassurer l'enfant.
Pour Jade, j'accompagne l'apprentissage de la propreté exactement comme ses parents le souhaitent : en douceur et sans pression. Le réducteur et le marchepied sont accessibles, je lui propose régulièrement d'aller aux toilettes sans jamais l'imposer, je valorise chaque réussite et je dédramatise les accidents par un change serein. Je note ses progrès dans son cahier pour assurer la continuité avec la maison.
7. Les activités et l'éveil, adaptés à chaque âge
- Pour Léa, 8 mois : la motricité libre sur le tapis, des jeux sensoriels (hochets, tissus, boîte à trésors), des comptines et des livres cartonnés.
- Pour Noah, 18 mois : des jeux à pousser et à tirer qui accompagnent sa marche toute neuve, des encastrements simples, des jeux de transvasement et beaucoup de temps au jardin.
- Pour Jade, 2 ans et demi : des jeux d'imitation, du dessin et des gommettes, des histoires, et de petites responsabilités valorisantes (mettre les serviettes, ranger les jouets) qui nourrissent son autonomie.
Nous partageons aussi des temps tous ensemble — chansons, lecture, jeux au jardin — et je participe régulièrement aux ateliers d'éveil du relais petite enfance. Je laisse une large place au jeu libre, essentiel à ces trois âges.
8. La sécurité et la conduite en cas d'urgence
La sécurité guide chacun de mes choix. J'exerce une surveillance constante et j'anticipe les risques propres à chaque âge : les petits objets tenus hors de portée de Léa et de Noah, les déplacements encore instables de Noah, l'envie de grimper de Jade. Le jardin clos est vérifié régulièrement et les sorties s'y font toujours sous mes yeux.
Le PAI de Léa précise la conduite à tenir en cas de réaction allergique : je le garde affiché avec les numéros d'urgence. En cas d'accident ou de réaction, j'applique la démarche apprise au PSC1 : je protège, j'évalue l'état de l'enfant, j'alerte les secours si nécessaire (15, 18 ou 112), je pratique les gestes dans la limite de ma formation, et je préviens immédiatement les parents.
Les erreurs qui coûtent le plus de points
- Réciter un projet appris par cœur. Le jury le repère immédiatement, et la première question un peu précise fait tout s'effondrer.
- Rester dans le théorique. « Je veille à la sécurité » ne vaut rien. « J'installe une barrière en haut de la marche du salon » vaut des points.
- Négliger la sécurité. Couchage, produits ménagers, petits objets, sorties : le jury vérifie systématiquement.
- Oublier les gestes de base. Lavage des mains, verbalisation, transmissions : ce sont les réflexes que l'on attend d'une professionnelle.
- Sortir de son cadre. Vous n'êtes ni médecin ni éducatrice spécialisée : sachez dire ce que vous faites, et vers qui vous orientez.
- Ne pas répondre au dossier. L'erreur la plus coûteuse : présenter un projet générique qui aurait pu être écrit avant même de lire les documents.
Tout ce qui existe pour préparer le CAP AEPE : les formules, ce que contient chacune, et laquelle correspond à votre situation.
JE VEUX RÉUSSIR MON CAP AEPE →Bouton cliquable · les formules sont présentées côte à côte sur la page, avec ce que contient chacune.
Astuce : en imprimant cette page (Ctrl + P), seul le document s'imprime — sans le menu ni le reste de la page.
Le projet d'accueil complet et la méthode de l'oral EP3
Le projet d'accueil personnalisé rédigé du début à la fin, la journée type, ce qui a changé pour l'EP3 en 2026 — assistant maternel, garde à domicile, MAM — puis la méthodologie de l'oral pas à pas.
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Pour vous entraîner en conditions réelles
Imprimez les trois documents du dossier, masquez le projet rédigé, et donnez-vous 1 h 30 pour écrire le vôtre. Comparez ensuite. C'est l'exercice le plus rentable avant l'épreuve.
Pour comprendre le mécanisme de l'épreuve
Relisez le projet en cherchant, pour chaque paragraphe, l'information du dossier à laquelle il répond. Vous verrez qu'aucune phrase n'est là par hasard — c'est ce que le jury évalue.
Pour repérer ce qui manque à votre brouillon
Les huit rubriques forment une liste de contrôle. Si l'une d'elles est absente de votre projet, vous perdez des points sans même le savoir.
Pour préparer l'entretien qui suit
Le jury vous interrogera sur vos choix. Entraînez-vous à répondre « je fais ceci parce que » pour chaque décision du projet.
Recevoir le kit CAP AEPE complet
61 pages offertes : oral EP1, fiches, EP2, EP3, mises en situation, activités et fiches de révision.
Je reçois le kit gratuitement →Questions fréquentes
Choisit-on son sujet pour le projet d'accueil de l'EP3 ?
Non, dans la très grande majorité des cas. Le jour de l'épreuve, on vous remet un dossier d'une dizaine de pages décrivant une situation d'accueil individuel : le logement, le nombre d'enfants, leurs âges et leurs particularités. Votre projet doit répondre à ce dossier précis, point par point.
Combien de pages doit faire le projet d'accueil EP3 ?
Cinq pages maximum, rédigées pendant environ 1 h 30 de préparation. Vient ensuite un oral d'environ 25 minutes : un exposé d'à peu près 5 minutes, suivi d'un entretien avec le jury. Vérifiez toujours le format annoncé sur votre convocation.
Quelles rubriques mettre dans un projet d'accueil ?
Votre présentation et votre cadre d'accueil, l'accueil des enfants et des familles, l'aménagement du domicile, une journée type, les repas, le sommeil et les soins, les activités et l'éveil, la sécurité et la conduite en cas d'urgence. À quoi s'ajoutent la relation avec les familles et les partenaires, puis une conclusion.
Quel est le coefficient de l'EP3 ?
L'EP3 est notée sur 20 et affectée du coefficient 4 depuis 2026 — le même que l'EP2, et moins que l'EP1 qui pèse le coefficient 7.
Objectif Petite Enfance