Le métier en quelques mots
L'infirmière puéricultrice est une infirmière, ou une sage-femme, spécialisée dans la santé de l'enfant, de la naissance à l'adolescence. Elle soigne les enfants malades, veille au développement et à la santé des enfants bien portants, accompagne les parents et fait de la prévention.
On la retrouve en maternité, en néonatologie et en pédiatrie, en PMI, et à la direction ou à la direction adjointe des crèches, où elle peut aussi être référente santé et accueil inclusif. Après quatre ans d'exercice, elle peut devenir cadre de santé.
Un parcours en deux étapes
On ne devient pas puéricultrice directement après le bac. Il faut d'abord obtenir le diplôme d'État d'infirmier (ou le diplôme de sage-femme), puis suivre une année de spécialisation en école de puériculture, qui délivre le diplôme d'État de puéricultrice.
Étape 1 : devenir infirmière
La formation d'infirmier se suit en institut de formation en soins infirmiers (IFSI). Elle a été réformée par un arrêté du 20 février 2026, qui s'applique aux étudiants entrés à partir de septembre 2026 : trois ans, soit six semestres et 180 crédits européens, avec 66 semaines de stage. Pour ces étudiants, le diplôme est désormais délivré par l'université.
Il faut avoir le bac, ou un titre équivalent, et 17 ans au moins au 31 décembre de l'année d'entrée.
Les deux voies d'entrée en IFSI
Les lycéennes et bachelières candidatent sur Parcoursup. Les personnes en reconversion relèvent de la formation professionnelle continue, à laquelle au moins 25 % des places sont réservées : la sélection comprend un entretien de 20 minutes et une épreuve écrite d'une heure, rédaction et calculs. Les conditions précises d'accès à cette voie sont à vérifier auprès de l'IFSI visé, car elles ont évolué avec la réforme. Les aides-soignantes qui ont trois ans d'expérience peuvent, elles, entrer directement en deuxième année après un parcours de trois mois.
Pour préparer la sélection en reconversion, notre livre IFSI – Concours d'entrée reprend les épreuves en détail.
Étape 2 : l'école de puériculture
Vous pouvez candidater une fois infirmière ou sage-femme diplômée, ou dès votre dernière année d'études avec un certificat de scolarité.
La sélection, sans concours depuis 2026
Depuis la rentrée 2026, il n'y a plus de concours écrit. La sélection se fait en deux temps : un dossier (CV, diplômes et lettre de candidature comprenant l'analyse d'une situation de soins), noté sur 20, avec 10 sur 20 au moins pour être retenue ; puis un entretien de 20 minutes, noté sur 20, où une note inférieure à 10 est éliminatoire.
La formation
| Temps de formation | Durée |
|---|---|
| Enseignements théoriques | 650 h |
| Stages en pédiatrie, périnatalité, PMI et accueil du jeune enfant | 710 h |
| Travaux dirigés et évaluations | 140 h |
| Total, sur douze mois | 1 500 h |
Où se former
Les écoles de puériculture sont pour la plupart rattachées à un CHU ou à un centre hospitalier. On en compte environ 35 en France ; le ministère de la Santé en publie la carte, et l'Onisep en tient la liste. Chaque école fixe son calendrier de sélection et le publie sur son site.
Financer sa spécialisation
L'année de puériculture coûte cher : à titre d'exemple, 8 200 € à Dijon et 9 724 € à Lille pour la rentrée 2026, auxquels s'ajoutent des frais d'inscription. Plusieurs financements peuvent être mobilisés selon votre situation : les bourses régionales des formations sanitaires, votre employeur si vous êtes déjà infirmière salariée, France Travail ou Transitions Pro. Renseignez-vous auprès de l'école dès votre candidature.
Le diplôme et ce qui va changer
Le diplôme d'État de puéricultrice est délivré à l'issue de l'année de formation, après validation des enseignements et des stages, par un jury présidé par le représentant de l'État en région.
Une réforme est en préparation : le ministère a lancé en février 2026 la refonte du métier et de la formation, avec un nouveau référentiel de compétences attendu en 2026 et un nouveau programme de formation prévu pour 2027. Le passage à deux ans de formation, demandé par la profession, n'est pas acté à ce jour. Nous mettrons cette page à jour dès la parution des textes.
Questions fréquentes
Peut-on devenir puéricultrice sans être infirmière ?
Non. Il faut être infirmière ou sage-femme diplômée d'État avant d'entrer en école de puériculture.
Y a-t-il encore un concours pour entrer en école de puériculture ?
Non, depuis la rentrée 2026 : la sélection se fait sur dossier, puis sur un entretien de 20 minutes.
Combien d'années d'études faut-il ?
Trois ans en IFSI pour devenir infirmière, puis douze mois en école de puériculture, soit quatre ans après le bac.
Une auxiliaire de puériculture peut-elle devenir puéricultrice ?
Oui, mais en passant par le diplôme d'infirmier : il faut entrer en IFSI, puis faire l'école de puériculture.
La formation de puéricultrice passe-t-elle à deux ans ?
Pas à ce jour. Une réforme est en préparation, mais aucun texte ne fixe encore un passage à deux ans.
Notre livre pour la première étape
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Sources : arrêté du 5 septembre 2025 modifiant les modalités d'admission en école de puériculture (JO du 9 septembre 2025) ; arrêté du 12 décembre 1990 modifié relatif à la scolarité et au diplôme d'État de puéricultrice ; arrêté du 20 février 2026 relatif à la formation conduisant au diplôme d'État d'infirmier (JO du 25 février 2026) et décret n° 2026-130 du 20 février 2026 ; ministère chargé de la santé, fiche « Infirmier puériculteur » ; Onisep ; écoles de puériculture des CHU de Grenoble, Lille et Dijon ; Les Pros de la Petite Enfance (articles des 21 février et 28 août 2026) sur la réforme. Informations vérifiées le 2 novembre 2026. Les coûts et calendriers varient selon les écoles : vérifiez toujours auprès de l'école visée.
Objectif Petite Enfance
IFSI – Concours d'entrée